Deux jours à Kinshasa, juste un petit transit de rien du tout , histoire de faire coucou vite fait avant de repartir…
Et je me retrouve chez moi, il fait un peu frisquet mais d’une certaine manière, ça fait du bien. Et puis dans le garage, il y a ma Triumph 900, une vraie moto qui marche, qui accélère, qui freine…ça va me changer, tiens, de faire un tour là-dessus. Je me souviens qu’en décembre dernier, j’en faisais un dernier en rêvant que j’étais déjà avec ma Béhème sur les pistes d’Afrique.
A quoi je vais rêver cette fois-ci ? Le trois-cylindres redémarre sans sourciller  et me voilà parti. Bon c’est vrai, ça caille un peu, mais à moto, quand ça roule, la magie opère toujours.
Après quinze bornes, gros bruits de ferraille dans le moteur, je sursaute, je ne veux pas y croire, mais c’est comme ça, la malédiction africaine n’a que faire de quelques heures d’avions,  ou quelques milliers de kilomètres, elle me poursuivra jusqu’au bout.

triumphenrade

Mais je ne me laisserai pas faire, et dès la fin de l’automne , on fera comme à chaque fois, on prendra rencard et on se retrouvera à Luanda avec une montagne de pièces de rechange et une bécane à refaire partir pour toujours un peu plus loin…