J’ai continué à chercher des renseignements pour essayer de comprendre c’était quoi cette guerre au Congo d’en face dont personne  n’a jamais vraiment parlé.

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En gros, c’est quand même un scénario assez classique : un pays Africain, un  président et un qui veut le renverser. Alors, bon, je ne sais pas lequel des deux mais y’en a un qui voulait refiler l’exploitation du pétrole  aux Américains. Alors chez les pétroliers Français, on a boudé grave et on a décidé de déclencher une guerre en filant des armes et, comme d’hab, en jouant sur des rivalité nord-sud qui ne tenaient pas vraiment debout puisque dans le nord y’a que des pygmées et des gorilles tous décimés par la fièvre Ébola. Donc ça s’est rabattu sur la guerre nord de Brazzaville contre sud de Brazzaville…J’y suis resté quatre jours dans cette ville, ça ne m’a pas vraiment eu l’air beaucoup plus étendu  que Laval ou Narbonne…j’ai un peu du mal à imaginer une guerre Narbonne-Nord contre Narbonne-Sud, mais bon, ça foutrait peut être un gros boxon quand même. Comme les gens du pétrole fabriquent aussi des armes, ils en refilaient aux deux camps, comme ça, ça fait tourner le commerce. Un jour, Chirac qui aime bien venir boire des bières en Afrique a convoqué  le pompiste pour lui dire que là, ça va, c’était bon comme ça, alors la guerre s’est arrêtée. Voilà, c’est un peu ça qu’on m’a expliqué, je n’ai pas vérifié, mais je crois que les guerres c’est toujours finalement assez simple comme scénario ; ce qui est plus compliqué c’est de reconstruire.  Quant au Pool, c’était donc une région hostile au président quoique pas Nord du tout , ni pygmée, alors tant qu’à faire autant lui filer des armes aussi…mais ceux-là, après, ils n’ont jamais voulu les rendre.
Ce matin, je roulais dans Kinshasa pour tester encore une fois ma moto qui ratatouille grave…je me suis arrêté au bord du boulevard principal pour  écouter brinqueballer ma distribution et puis en repartant, je suis tombé dans un trou.
Mais comme ça, à deux à l’heure, puisque je m’étais arrêté un centimètre avant le trou. Un de ces trous  à la con, un caniveau qui a perdu sa plaque d’égout … Ça a beaucoup fait rire mais on m’a quand même aidé à sortir !

mototrou

J’avais l’air plus fier avec mes soldats qui disaient à tous les villages traversés  par le train que j’étais Chuck Norris . Les gens, ils écarquillaient les yeux  en poussant des cris…Je suis allé voir sur Google qui c’était Chuck Norris…c’est vrai que tous les blancs se ressemblent mais bon, finalement y’a pas de quoi être plus fier que dans mon caniveau !